PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHALUT TOI LE VISITEUR
SOIS LE BIENVENUE
DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
Ton enfance, est heureuse et joyeuse, choyé par tes parents, adoré de ta grande sœur, aimé de tous. Jusqu'au jour où fatigué, tu souffres en grimpant les escaliers de ton école…Le médecin
conseille la visite chez un spécialiste qui s'inquiète et débute alors pour toi un long et pénible parcours, celui des examens, analyses et radios…Le verdict tombe, sans appel presque sans
espoir, terrible pour ta famille et tes proches. Diagnostic détestable et exécrable, tu souffres d'une myopathie…dans une forme irrévocable.
Mon fils, du même âge, en pleine santé, reçoit, comme nous la nouvelle en pleine gueule. Et il hurle à l'incompréhension. A la lancinante question qui le taraude, nul ne sait quoi répondre. Dis - Papa, les médecins, ils vont faire quoi ? Je comprends sa colère, son indignation, ses questions. Nous pleurons face à notre incapacité à pouvoir t'aider. Puis peu à peu, ta marche s'est faite de plus en plus délicate, de plus en plus difficile, jusqu'au jour où, tu t'installes, contraint et forcé dans ce fauteuil roulant pour ne plus en sortir que pour aller au lit, avec ce besoin impératif d'être aidé en permanence.
La maladie, insidieuse, vicieuse, peu à peu fait son chemin et te mange les muscles un à un, sans en oublier un seul ! Tu ne respire plus qu'avec une assistance et chaque mouvement est une longue et pénible entreprise.
Parfois, nous regardons les films de l'époque, tu cours, chantes et danses. Jusqu'au jour où…Maudit fauteuil pourtant si nécessaire ! Et bien vite, nous arrêtons cette cassette, car la dégradation fut lente, et nous ne voulons garder de toi que de merveilleux souvenirs.
Et en pleine souffrance, c'est toi qui nous donnes de grandes leçons de vie. Ton sourire, ta force de caractère, tes projets, tes études. Ton répétiteur, sans cesse à tes côtés, n'en revient pas. Bac avec mention, puis université pour te diriger vers la recherche. Ta vie un soir, s'arrête là, dans ta chambre, au lit, ta respiration se fige. La maladie a gagné, une fois encore elle terrasse un adolescent pas encore tout à fait adulte. Alors pour Toi, pour tous ceux qui ne sont plus, mon cœur se serre en ces terribles moments. Pardonne si tu peux, à ce vieillard qui souhaitait polémiquer…Nous, nous pensons toujours à Toi, et t'adressons notre plus beau sourire, celui de l'espoir qui nous habite depuis 23 ans, depuis le premier Téléthon…Espoir de milliers de malades, de millions de gens en souffrance…Du haut de notre suffisance, de notre arrogance et de nos certitudes, nous lutterons pour aider les chercheurs, jusqu'au jour où, ils terrasseront à leur tour les maladies qui gagnent encore de par le monde.
Bien à toi…
Choisis ton camp camarade, tu ne peux pas toujours ménager la chèvre et le chou, manger l'entrée d'un côté et le dessert de l'autre. Bref, rappelle-toi, dans l'isoloir si tu mets deux bulletins dans l'enveloppe, le vote est nul, et si tu ne mets aucun papier, il est blanc ! Alors il faut choisir, et c'est là ton problème depuis ta plus tendre enfance tu balances toujours entre diverses solutions…Pesant toujours le pour et le contre, le contre du pour et le pour du contre. C'est ainsi que l'on ne prend jamais de décision…
Choisis ton camp camarade, l'heure a sonné de décider et d'assumer. A l'heure où les contradictions s'étalent au grand jour…A l'instant où l'on explique que pour être régularisé, un sans papier doit prouver qu'il est présent en France depuis cinq ans. C'est pousser les braves à la tricherie non ? Et toi, tu penses quoi ?
Choisis ton camp camarade, ouvre là, exprime toi et n'aie pas honte de tes idées. Affirme et défends tes sentiments, développe tes arguments, fais reconnaître ta façon de penser, d'être et de vivre. La balle est dans ton camp, la seule contrainte que tu te dois de t'imposer, c'est le respect de l'autre…Oui, ça te semble ringard, et pourtant cette notion doit revenir de nouveau dans le comportement de l'humain, sans ce retour vers cette valeur, les hommes se perdront…Il reste encore une chance, à toi de la saisir !
Choisis ton camp camarade, cesse de te dissimuler derrière un devoir de réserve. Trop pratique et bien confortable. Démontre les brimades, démonte les attaques racistes dont tu fais l'objet, sauf au moment d'offrir le verre de rhum de chez toi. La honte n'existe que dans ton silence, sorte de cautionnement de ce qui ce passe dans certaines des casernes françaises. Même non violent, anti – militariste, tendance pacifiste, je ne veux que ton bonheur. Et tu ne le trouveras que dans la manière d'assumer ta fonction, ta vie et ton devoir de citoyen : Celui de dénoncer toutes injustices.
Ton mensonge, dicté par quelques pensées de vengeance ou jalousie, fait éclore au sein des tiens un malaise insoutenable. Tu installes le doute chez certains, l'interrogation chez d'autres et la crainte chez tous ! Mais qu'arrive – t'il ?
Par quelle souffrance psychologique passes-tu pour en être à de telles extrémités et accusations aussi graves !
Ton mensonge t'entraîne au-delà du réel, dans une spirale infernale, et tu y précipites tous ceux que tu aimes et qui te chérissaient, tendrement avec une immense affection. Tout s'écroule, soudain, autour de toi, et de tous ! Les notions de confiance et compréhension sont abusées, trompées, mystifiées. Du haut de ton adolescence naissante, tu fais le mal, volontairement, méthodiquement. Mais pourquoi tant de haine soudaine ?
Ton mensonge, sorte d'aveu caché ou d'appel au secours, détruit, anéantit les années espoirs, les instants bonheurs, les joies familiales, les souvenirs heureux. Il bafoue, trompe et tue toutes autres relations que celles que nous recherchions ensemble, toujours pour et par toi ! Il atteint à l'intégrité et l'honneur de celui qui se bat pour t'apporter une vie meilleure, sereine et douce en ce cocon fabriqué pour toi : Ta cellule familiale !
Ton mensonge, secoue la justice, appelle gendarmes, avocats, procureurs, juges et magistrats, s'en suivent procédures et auditions multiples. Tu es égarée, éperdument malheureuse sans doute, submergée par ces actions et plaintes non fondées, purement inventées. Le mal est fait, la machine est en route, broyant inexorablement l'amour paternel et profond qu'un père ressent pour sa fille !
Ton mensonge, est vécu comme une trahison. Après deux années de profondes réflexions et d'intenses analyses, tu reviens sur tes aveux et avoue ton crime. Tu redoutes la libération de ce père emprisonné, attendant le jugement et nourrissant le secret espoir de la découverte de tes dires mensongers. Tu crains ses réactions, ses projets d'avenir pour toi ! Songe simplement, qu'il a besoin de se reconstruire, de reprendre confiance en lui…Car malgré son innocence, tes dires ont tués, anéantis une part de lui-même, et malgré lui, il en est et en restera meurtri…A vie !
Cher Papa Noël, serais – je le seul " Papinou " de 60 ans à t'envoyer une lettre en cette fin d'année 2009 ? Saches finalement, que je me moque de le savoir, le principal étant que tu reçoives et lises cette lettre, qu'elle ne soit pas classée sans suite par ta secrétaire…
Cher Papa Noël, voilà sans doute plus de cinquante cinq ans que je ne te dérange plus…Mais t'ai-je dérangé un jour ? Hélas mes souvenirs me trahissent et je ne sais si j'ai déjà ou non tenté d'écrire une telle missive, mais peu importe, je refuse de vivre dans le passé. Pas facile, de s'adresser au mythe enfantin, à ta légende, mais aujourd'hui je n'en peux plus, me taire serait sacrilège !
Cher Papa Noël, dans mes souliers, je ne veux rien, mais rien de rien, quoiqu'une parcelle supplémentaire d'énergie pour continuer la lutte contre la sottise humaine, l'injustice et l'inégalité, serait la bienvenue. Par contre, je te donne des indications pour combler quelques enfants qui ne t'attendent pas, ignorant sans doute jusqu'à ton existence. Dans les mains du premier, apporte-lui une poignée de riz, il sera comblé de la partager avec ses dix frères et sœurs. Pour le second, offre-lui quelques instants de silence, sans sifflement de balles ou fracas de bombes. Le suivant serait – heureux de recevoir le vaccin nécessaire à le sauver, tel autre souhaiterait une école pour apprendre à lire, un autre encore n'attends qu'un sourire pour s'initier à l'amour, et un autre encore aimerait simplement découvrir ce que sont un toit ou un lit…Je ne te donne aucune adresse, le choix est si immense !
Cher Papa Noël, évite l'abondance au pied de certains sapins, aux coins de certaines cheminées. Il existe des adresses à oublier, et là aussi, le choix est immense. Je te laisse seul juge, à la vue de ton grand âge et de ta sagesse, je suis persuadé que tu feras au mieux. Car vois – tu, j'ai confiance en toi, et ça ne doit pas se trahir, la confiance. Alors, à bord de ton traineau, tiré par tes rennes, pense à cette lettre, d'un " Papinou " et fais la différence entre naïveté et utopie !
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