PENSEE DU MOMENT !

Un type qui pense qu’il est arrivé,

c’est qu’il n’allait pas loin.

  JEAN CARMET

LES CHRONIQUES DE COSAQUE


Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 18:00

Coup de colère…En lisant la presse, découvrir la chasse aux entreprises qui emploient des sans papiers, mais pas à celles qui perçoivent taxes, prélèvements sociaux et impôts. Cherchons l'erreur !

 

Coup de colère…En lisant la presse, découvrir les paroles insultantes d'un richissime homme d'affaires traitant " d'arnaque populiste " l'action du Téléthon par une phrase assassine, " Le téléthon parasite la générosité des Français d'une manière populiste". Pourtant cette association n'a plus à prouver les bienfaits des actions passées et à venir. Regardons le sourire des enfants, l'espoir des parents, les moyens mis en œuvre et les recherches effectuées. Cherchons l'erreur !

 

Coup de colère…En lisant la presse, découvrir que plus de 43% des Français pensent qu'ils dépenseront "certainement moins, faute de moyens" à l'occasion des fêtes de fin d'année en raison de la crise économique, selon un sondage Ipsos pour France Bleu révélé lundi. Mais, ont – ils le choix ? Cherchons l'erreur !

 

Coup de colère…En lisant la presse, découvrir que le total des demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (dits catégories A, B et C) pourrait franchir la barre des 4 millions ! Mais dans une certaine presse, seule la catégorie A est mise en avant (3 millions de chômeurs) La preuve est ainsi faite que la France sort de la crise. Cherchons l'erreur !

 

Coup de colère…En lisant la presse, découvrir que notre président Sarkozy se rend coupable d'approximation écologique…Le président a confondu couche d'ozone et effet de serre. Les Verts ont déploré «l'approximation totale» de Nicolas Sarkozy en matière d'écologie lors d'une intervention télévisée. Interrogé sur la taxe carbone, le président de la République a justifié sa mise en place en s'appuyant sur «un constat accablant» dressé par «des scientifiques et des savants du monde entier.» «Le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui créé un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète», a-t-il dit. Par l'intermédiaire de leur porte-parole Jean-Louis Roumégas, les Verts ont taclé le Président en lui rappelant que «le problème du CO2 concerne l'effet de serre et pas la couche d'ozone.»…Y en a marre, je ne cherche plus l'erreur !

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COSAQUE - Communauté : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 09:24

Ton imaginaire prend le pouvoir, enfin serai – je tenté de dire, car depuis quelques temps déjà tu étais formaté, conditionné, enfermé dans un système qui t'appauvrissait d'avantage chaque jour. Le temps agissait et tu te fanais inexorablement. Lentement ton être te quittait, te transformant en " bon citoyen ", docile à souhait.

 

Ton imaginaire triomphe peu à peu, tu t'éveilles enfin et prends conscience. Ta vie est vide de sens, métro…boulot…dodo…Mais où sont donc tes rêves de mai soixante-huit, tes idées de changements, ta révolte d'alors ? Aurais – tu sombré lamentablement dans ce monde où être "mouton" aide ?

 

Ton imaginaire prend le pouvoir, et aujourd'hui, tu décides enfin. Stop aux heures supplémentaires non rétribuées, aux tâches hors de tes attributions, aux vexations. Non à la course à la rentabilité, non aux notes de fin d'années établissant ton avancement. Et ce soir pour la première fois de ta vie professionnelle, tu sors du bureau pile à l'heure. Tu flânes sur le trottoir, admirant les passants, souriant aux commerçants, humant l'air frais de novembre. Enfin, tu vis.  

 

Ton imaginaire triomphe, et le cœur léger, l'âme en fête tu rejoins ton domicile, joyeusement tu embrasses ton épouse. Et à ce moment là, scrutant son visage, tu y découvres quelques rides creusées par le temps. Dans ton miroir, tu vois ces mêmes rides sur ton visage, tes cheveux blancs, ta calvitie naissante. Alors, souriant à ce renouveau de ton cœur, de ton être, tu prends ton épouse par la main et l'emmènes hors de cette routine.

 

Ton imaginaire triomphe, tu revis, le soir qui tombe ne te préoccupe plus. Tu prends le temps d'écouter, de parler, d'échanger. Tu redécouvres le parfum des rues, les lumières de la ville, les trésors du quotidien, l'amour de celle qui t'accompagne et la vie tout simplement…

 

Il était grand temps, ne crois – tu pas, n'étais – tu pas en perdition ?

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COSAQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 01:06

 

Bravo mon pote, quarante ans sans se voir, un sacré bail tu sais, et tu es là, devant ma porte, souriant béatement aux étoiles. Tu dis des mots merveilleux, amour, amitié, souvenirs…Tu as aperçu mon adresse dans ton carnet de molesquine, oublié dans un tiroir, et retrouvé au hasard d'un rangement…

 

Bravo mon pote, tu éprouves du bonheur à me revoir, et tu es là, face à moi, coincé dans le fauteuil après mon invitation à t'installer, admirant ton verre et tes chaussures. Et soudain, tu parles, gesticules et expliques. Regrets de ne plus avoir donné signe de vie, désir de renouer des relations durables et profondes, comme avant…

 

Bravo mon pote, tu veux décrire ta vie, tes voyages, ta réussite professionnelle, tes échecs sentimentaux, tes déboires personnels. Et tu es là, évitant mon regard, ayant tant à dire, que tu butes sur les mots, les syllabes ne s'enchaînent plus, et toi tu te déchaînes…Presque à t'énerver…Rien à comprendre, tout à écouter, en vrac…Sans autres possibilités…

 

Bravo mon pote, tu as effectué le voyage pour me saluer et selon tes dires prendre de mes nouvelles. J'en doute, car depuis deux heures, tu ne parles que de toi, de ta vie, de tes désirs, de tes soucis, de tes problèmes. Tu ne cherches pas même à savoir si le plaisir est partagé, si la rencontre est agréable, et si mon contentement est de t'écouter ou non…

 

Bravo mon pote, tu ne comprends pas plus qu'il y a quarante ans, je te retrouve aujourd'hui, inodore, insipide, translucide, inexistant. J'ai mal pour toi mais n'éprouve aucun sentiment, ni haine, ni pitié. Aucun espoir de te comprendre. Range donc ton carnet de molesquine dans son tiroir, et arrache la page ou tu m'as retrouvé. Car dans mon souvenir, c'est bien toi qui a quitté notre chambre d'étudiant, sans crier gare, emportant avec toi, mes affaires, mon argent, mes cours, mes papiers, ma guitare ! J'attendais simplement un mot, et la porte de mon cœur se serait peut – être ouverte à nouveau…Dommage, tu peux effectuer le voyage en sens inverse, je n'aurai ni tristesse, ni rancœur, pas même du dégout…

Simplement le regret de n'avoir pu te saisir…Je resterai le hasard vivant dans un carnet de molesquine oublié au fond d'un tiroir, et c'est bien la place, à laquelle tu te dois de me laisser désormais…

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COSAQUE - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 12:20

 

Tu piges pas tout, quand le mec entre dans le bar en hurlant qu'il vient d'être agressé. Pourtant, à la vue de ses vêtements déchirés et tachés de son sang, des entailles et coups sur son visage, tu aurais pu t'en douter. Mais personne ne bronche. Le type au coin du bar, lance un regard furtif sur l'individu, et immédiatement se replonge dans la lecture de son quotidien. Plus urgent de lire le compte rendu d'un match de foot volé à l'adversaire, plus instructif d'être témoin de querelles politiques, plus attrayant de tenter de comprendre que l'état emprunte, mais pas au peuple…Et toi, tu tournes consciencieusement  ta cuillère dans ton café quotidien, comme pour mélanger le sucre que tu n'ajoutes jamais à ce liquide…

 

Tu piges pas tout, quand la bande de loubards, fait irruption dans le bar. Cagoulés, bottés, casqués, ils sont comme des chiens enragés, cassant tout, et se ruant sur le pauvre bonhomme, qu'ils veulent achever à coup de poings, et de pieds…Le patron du bar se jette sur son téléphone, compose le " 17 ", puis se planque derrière son comptoir…Scénario rodé, mille fois répété, mille fois vu, revu et corrigé…Et toi, sirotant ton breuvage, tu penses aux dossiers empilés sur ton bureau et portant la mention :" à traiter dans la journée"…

 

Tu piges pas tout, en esquivant les projectiles divers et tu cries "ouf", lorsque revient le calme tandis que retentissent les sirènes de police. Au brigadier qui t'interroge, tu réponds évasivement, expliquant que tu viens juste d'arriver, et comme preuve tu montres timidement du doigt ta tasse encore fumante. Bien évidemment, tu as seulement aperçu très vaguement une bande de gens qui courait.

 

Tu piges pas tout, quand à quelques mètres du bar, tu glisses ta carte bleue dans ce distributeur qui va te délivrer les quelques billets attendus et que soudainement tu es bousculé, jeté à terre. Tu es délesté de ta carte, des billets, de tes papiers, en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Et là tu en veux à l'armoire à glace qui a détourné son regard, à cette police qui ne fait pas grand chose, aux témoins qui ne voient rien, n'entendent rien non plus. Alors tu cries au scandale, tu hurles à la lâcheté, au manque de solidarité. Tu rentres chez toi, choqué, après une telle agression, les dossiers à traiter attendront ton retour…

 

Tu piges pas tout, quand quelques jours plus tard tu apprends que l'agression du bar à rendu ce mec infirme. Lâchement tu penses " je l'ai échappé belle"…Et soudain tu ressens la honte…Trop tard, tu ne peux refaire l'histoire, vivre avec ce souvenir te semble insupportable, et en te rasant le matin, la glace te renverra l'image de ce citoyen, qui aux yeux de ses enfants passe pour un modèle, tel Zorro…Mais surtout, ne leur fait plus la morale, tu risques fort dans ce cas là, d'emprunter bien malgré toi, une voix de fausset…

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COSAQUE - Communauté : les anciens "d'orange"
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

VOS TRACES AMICALES

CURIOSITE MALSAINE

 



LA NOURRITURE DES ARTISTES SONT  LES APPLAUDISSEMENTS



POUR LES BLOGUEURS, CE SONT LES VISITES !




 

ABONNEMENT GRATUIT



S'abonner,

à la COOKI NEWS,

c'est encourager

COOKI et COSAQUE 

à d'avantage vous visiter !
 



 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés