PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHALUT TOI LE VISITEUR
SOIS LE BIENVENUE
DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHATLUT VOUS TOUS,
C'est avec un sourire à deux balles que le vendeur nous reçoit et ses " Chers clients " long comme le bras, m'agacent un brin. Nous ne le connaissons ni d'Eve ni des dents et voilà ce type qui nous demande si nous allons bien, et s'autorise des familiarités qui frisent l'incorrection. Et oui, je suis sans doute vieille France comme l'on dit, et lui, le jeunot se croit sans doute très fortiche…Mais je ne le trouve pas véritablement à la hauteur de sa fonction…
Mamouchka m'offre un costume, et les essayages durent depuis ce matin dans différents magasins, sans succès pour l'heure. Délicat l'achat du premier complet veston. Faut dire aussi que les modèles pour félins ne garnissent pas les étagères des boutiques.
Au détour d'un rayon, dormant paisiblement sur son cintre, le vêtement de mes rêves m'attend. Le vendeur démarre son boniment, assurant que celui – ci est réalisé et taillé pour moi. Le fourbe, le voilà qui m'assure de ma taille mannequin, de mon teint se mariant agréablement à la couleur de l'habit. La cabine est exigüe, mais j'arrive tout de même à enfiler la tenue. Pas de grosses retouches à entreprendre, et en bonne couturière, Mamouchka va réaliser elle-même le boulot.
Et là, bouleversement, la question fatidique sort de sous mes vibrisses et glace le vendeur : "Est-ce une fabrication Française ?"
La catastrophe de Tchernobyl ou les grandes marées d'équinoxe, n'auraient sans doute pas provoquées de plus grands effets sur ce gamin encore imberbe. Mais il a le sens du commerce, et répond avec un aplomb digne d'un chef d'état sachant mentir : " Ici, nous ne fournissons que de la fabrication Française, de plus en quoi cela vous gêne – t'il ? ".
D'abord, môme, ça c'est mon affaire, ensuite je suis client, j'ai donc droit au libre choix. Je retourne l'étiquette, évidemment je trouve la célèbre formule "made in" avec un nom très proche de la capitale, si proche qu'en avion tu mets 14 heures pour y aller et deux escales pour faire le plein !
Le type, insiste et formule encore son interrogation. Je lui oppose un silence de matou en colère, mon regard lui intime l'ordre de se taire, et posant les effets sur la caisse, nous sortons. Mamouchka, n'a besoin d'aucune explication, connaissant mes idées sur le sujet. Comment développer à cet apprenti, que je ne veux cautionner ni le travail illégal de l'enfant de l'autre bout du monde, ni les cadences infernales, ni l'exploitation de l'homme par l'homme, ou moins encore les salaires de misère de ces ouvrières. Et aussi ne pas remplir les poches de ces "gentils actionnaires" prônant les délocalisations avec pour seul but le profit. Que lui dire sur le nombre toujours grandissant de chômeur, ici, dans notre pays, alors aider, oui, participer à l'exploitation honteuse et abusive des gens qui crèvent de faim à des milliers de kilomètres, le gamin peut se brosser…
CHATLEUREUSEMENT VOTRE.
LAISSEZ MOI CROIRE, UN INSTANT,
QUE KARAK NAGE EN PLEIN DELIRE.
LE PRESIDENT N'A PAS LE DROIT
DE PENSER AINSI !
http://karak.over-blog.com/
MON AMI, cette première nuit de décembre est longue pour toi, interminable. Le froid intense, le sol dur et gelé, la peur, la honte et la tristesse t'ont tenu éveillés jusqu'au petit matin. Ton corps, endolori et presque inerte se rappelle à ta raison. Ton âme se torture, ton cerveau s'éteint, tu n'es plus tout à fait toi.
MON AMI, cette nuit encore, tu laisses passer la maraude. Caché dans tes cartons qui te servent de maison, tu as bu ta honte. Et le petit matin qui se lève ne t'apporte aucun réconfort. Il te renvoie à tes souvenirs, du temps où tu étais travailleur, fier de l'être et heureux de vivre en famille. Tu n'es plus vraiment toi.
MON AMI, ce liquide âcre qui fait ton quotidien, devient ta prison. Coule en toi des degrés jamais atteins, tes rêves s'éloignent, tes espoirs s'évanouissent, ton esprit de conquêtes s'amenuise. Les jours, les heures t'agressent d'avantage, et chaque instant qui passe te rapproche du néant. Tu n'es plus toi.
MON AMI, ne laisse pas le froid envahir ton être. Prend la main qui se tend, accepte une aide et repart du bon pied. Reçois cette chaleur humaine que certains t'offrent encore, relève la tête, il n'est jamais trop tard. Une larme coule sur ta joue et gèle sur ton visage. Tu fermes les yeux, reviens à toi.
MON AMI, la neige recouvre la ville, le silence enveloppe le fleuve, sous les ponts nul endroit sec, tes cartons se dissolvent, ta maison disparaît. Regarde, ton vieux pote est face à toi, et il ne t'oublie pas, viens, je t'emmène. Café, croissants sur le zinc du bistro, un brin de toilette et tu commences à te ressembler, tu redeviens un peu toi.
MON AMI, Vois, les lumières de la ville s'éteignent, les rues s'animent, les voitures entament leurs courses folles et les concerts d'injures débutent. Quitte ce monde qui te bouffe, ne te laisse pas envahir par lui, tu risquerais d'apprendre à l'aimer et de ne plus vouloir le quitter. N'écoute pas tes scrupules, ne parle pas de pitié ou de charité, tous ces sentiments n'ont rien à faire ici. Entends, je parle d'amitié, de soutien, et d'amour de toi…Reprends confiance. Laisse-toi guider à redevenir tout à fait toi.
AMINAUTE, toi qui de balades en découvertes, de jours de solitude enrayés par la toile en moments de détente, tu écris tes pensées, présentes tes travaux. Tu exposes une partie de ta vie. Ce jardin secret caché au repli de ton âme, prend vie et forme, se construit au rythme des billets parus aux yeux de toutes et tous.
AMINAUTE, tu cherches voix et voie dans cette jungle qui se transforme en une communauté au sein de laquelle tu rassembles, le dialogue s'instaure, brisant ton isolement ou t'aidant à vivre tes désirs de partage. Tu n'es plus tout à fait anonyme, et tu ne mesures pas toujours la puissance réelle de ton espace de participation.
AMINAUTE, tu trouves l'espoir. L'estime, virtuelle en un temps, se mue en véritables liens parfois jusqu'à des rencontres offrant l'Amitié et une certaine fraternité. Tu distingues mieux les Aminautes rencontrés au hasard des commentaires, connus aux travers des affinités inscrites en filigrane au fil des lignes. Tu respectes d'autres idées que les tiennes, tu t'offres à l'échange et à l'enrichissement mutuel, c'est ta force.
AMINAUTE, tu n'es plus seul, tu converses avec d'autres blogueurs dispersés de par la planète. Tu perds les notions de timidité, de distance, tu crées un monde qui te ressemble, tu l'apprécies toujours plus. Tu te sens parfois outragé d'un commentaire un peu acerbe, d'une remarque pas toujours sympathique, oublie ceci. Ce n'est que le fruit d'un humain qui trompe son ennui ou son incapacité à comprendre l'autre. Ne cesse de publier tes œuvres que si tu en ressens l'envie ou le besoin, ne laisse pas l'autre te guider dans tes choix, reste toi-même.
AMINAUTE, toi qui viens lire ici, je te souhaite la bienvenue. Cet espace t'appartient aussi. Tu as bien des droits, mais tu auras aussi le devoir de respect. Comme tout un chacun, tu te dois d'être comme tu veux que l'on soit avec toi. Ce blog, est le reflet de toi, de ce que tu échanges. Tes écris sont le rayonnement de ton âme, de tes pensées, voir même de certains de tes actes.
Découvrir, c'est apprendre à aimer, aimer c'est accepter les différences.
Bien à toi.
LA NOURRITURE DES ARTISTES SONT LES APPLAUDISSEMENTS
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