PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHALUT TOI LE VISITEUR
SOIS LE BIENVENUE
DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
A MONSIEUR LE PERCEPTEUR…
Lorsque qu’après avoir attendu 20 minutes malgré un rendez – vous précis, je suis arrivé dans ton bureau, tu m’as intimé l’ordre de m’assoir plus que tu ne m’y a invité ! Déjà coupable à tes yeux, il aurait sans doute été de bon ton que je me confonde en excuses. Tu plaisantes !
Tu as ressorti ton dossier, enfin mon dossier, tu as lu et relu ton dernier courrier, et occulté ma réponse.
Tu as rehaussé tes lunettes, tu t’es raclé la gorge et tout à coup tu t’es enfin animé.
J’ai bien faillit éclater de rire, car tu es devenu écarlate, gesticulant comme un pauvre bougre, et ne réussissant même plus à reprendre ton souffle.
Alors, paisiblement, j’ai sorti la copie de mon courrier explicatif, l’ai posé sur ton bureau, sans un mot. J’ai souri, attendant tes réactions. Et là, tu as soudain changé d’attitude, tu as retrouvé un semblant de calme, et lisant mon courrier, tu n’as cessé de balbutier : « Mais oui…bien évidemment…oui…c’est certain… », ponctuant tes mots par des hochements de tête significatifs. Tu as levé les yeux sur moi, et cherchant tes phrases tu as lissé ta barbe blanchâtre…
Tu t’es levé, et empoignant le guide des impôts, tu as marmonné bien des choses, et tu as voulu te lancer dans des explications techniques, ânonné des numéros de textes, d’articles et d’alinéas.
Alors, j’ai de nouveau souri, et t’es tendu la main en guise d’au revoir…Puis je t’ai donné un « R.I.B. » en disant clairement : « Le remboursement, vous le faites parvenir quand sur ce compte » ? J’ai tourné les talons sans écouter tes mots d’excuses.
En traversant l’avenue, j’ai aperçu une ambulance…Et soudain j’ai eu peur d’avoir mal agit. Mais non, le véhicule a poursuivit sa route. « Le ridicule ne tue plus » !
BIEN A TOI.
Chère Clotilde,
Ton arrestation est-elle aussi scandaleuse que les médias veulent nous le faire croire ?
La mémoire doit nous renvoyer les images de tous ces gens arrêtés de façons arbitraires et emprisonnés pour toutes raisons idéologiques ou politiques. Je ne partagerai jamais une
privation de liberté pour de telles déductions. Mais cette mémoire, nous renvoyant au passé nous permet de nous souvenir…
N’avons-nous jamais, sous le coup de l’émotion, pris fait et cause pour tel ou tel citoyen capturé, torturé et enfermé…N’avons-nous jamais constitués, épaulés, aidés tels ou tels comités de
soutien ? Puis se sentir trahit, bafoué en apprenant des faits cachés, non révélés….Les exemples sont légions…Nous avons manifesté notre soutien et tout à coup, on se sent diminué par un
fait qui prouve une certaine insouciance ou une totale et consciente prise de risque. Et parfois même pour des buts et idées plus mercantiles que toutes autres raisons ? Raisons d’état
parfois, largement camouflées, comme ces milliers « d’agents secrets » sillonnant le monde sous des couvertures toutes aussi curieuses qu’inattendues et indécelables…Jusqu‘au
moment où un grain de sable enraye la machine !
Toutes ces réflexions se bousculent en moi, et je ne peux désormais plus discerner le faux du vrai, la réalité de la fiction.
Alors aujourd’hui, j’ai signé la pétition demandant ta libération, mais simplement parce que je ne partagerai jamais l'idée d'une privation de liberté pour des raisons idéologiques ou
politiques.
Tu comprendras sans doute alors pourquoi, je me refuserai à toutes autres formes de soutien, quel qu’il soit attendant surtout l’annonce de ta libération.
Bien à toi,
BIEN L’BONSOIR,
A peine tu as tourné le dos, après avoir noté le rendez – vous de notre seconde première fois, que la muse est venue me visiter. J’ai remis Nestor en route, et en avant le tracé de lignes.
Pardon, tu vas sans doute m’en vouloir, et j’entends d’ici tes commentaires, je sais, les présentations se font au début d’une première rencontre, pas à la fin. Ne viens tout de même pas me dire que la seconde première fois est une nouvelle fois loupée. Non, je ne pourrai m’en remettre ! L’avenir du blog est compromis dès son premier anniversaire. Oui, tu peux comprendre que je formule ainsi, car disant première journée, je deviens un débutant, un néophyte, et là, je passe pour un amateur. Après tout pourquoi pas, bien des amateurs valent tant de professionnels. Mais en écrivant ainsi, tout le monde pense à un incident de parcours, et les incidents, sont là pour être pardonnés, oubliés, rangés dans le tiroir aux souvenirs. Tu sais, celui qui fait mal, quand on l’ouvre. A peine quelques centimètres d’entrebâillement, et t’as le blues qui te tords les entrailles ! Pour quelques minutes, parfois quelques jours voire même des années. Il paraîtrait que pour certains, une vie ne suffirait pas pour oublier. Mais il ne faut pas oublier, simplement vivre avec !
A peine le dos tourné, j’ai tracé ses lignes, mon cerveau commande, mes doigts tapotent et Nestor obéit, docilement, sans rechigner. Parfois, il lui arrive de tousser, de crasher, et en maintenance il s’en va, comme tu pars en vacances. Comme toi, il s’est reposé, détendu et en pleine possession de ses moyens, il te conte ses congés en pensant aux prochains. Mais ne t’y trompes pas, Ami blogueur, car si ton espérance de vie augmente, la sienne diminue trop souvent, commerce oblige, il ne vivra plus très longtemps. Nestor fait partie de ces races, qui naissantes à peine sont déjà à classer au rang des anciens, des rebuts, à peine installé dans ton quotidien et le voilà obsolète, trop vieux pour être au top, mais pas encore assez pour obtenir sa retraite et la relaxation de son disque dur. Alors « cahin - caha » il nous rend des services, celui par exemple de te rappeler qu’aujourd’hui, ce devait être un grand jour, celui de notre seconde première rencontre…Pardonnes si tu le peux, cette présentation tardive, je m’en remets à ta clémence, en citant pour mémoire mieux vaut tard que jamais…
Article mis en ligne sur un autre
blog abondonné par choix personnel...Il vous aidera à mieux faire connaissance !
Bien l’bonsoir,
Un premier article, faut qu’ça dégage ! Oui, il paraît que c’est
primordial pour le succès futur du blog. Il faut que j’arrive à te passionner, toi le blogueur, qui débarque parfois par hasard, et venant jusqu’à moi. Sinon, tu ne reviendras point, et
vide de visite, le blog se meurt… Alors, j’en passerai, des nuits à écrire, assis face à l’écran en tapotant sur le clavier. J’en effacerai des lignes qui ne sonneront pas, des
fautes que je découvrirai encore malgré de soigneuses relectures et un correcteur intégré, j'en supprimerai, des mots mal appropriés...Pourquoi la nuit ? Je te sentais t’interroger, la
nuit facilite l’arrivée de la muse !
Pour être tout à fait honnête, il faut que je te dise, viré de chez l’agrume peu respectueusement, je débarque sur OVER…Et là ; oh surprise, plein d’anciens ont déjà envahit la
planète. Et tout à coup, je me sens mieux, moins esseulé, plus orphelin du tout. Et vois-tu, Ami blogueur, ma muse s’est posée sur mon épaule, me soufflant ses idées, m’apportant ses mots qui te
captiveront je l’espère.
Un premier article, il fallait que çà dégage, c’est loupé ! Mais c’est souvent comme ça la première fois. Tout tremblant, en émoi, fébrile, on se rate, on se vautre outrageusement. Quelques instants plus tard, en culpabilisant, on se refait le film, on dissèque les scènes, une à une, on cherche, on fouille…Et on finit par trouver ce qui clochait, mais il déjà trop tard, la première fois est passée, en fuite vers l’avant, vers le futur. Toute notre vie, cette première fois restera en nos mémoires. Les premiers gestes, les premières caresses sur les touches, les premiers mots qui sonnent faux, parce que murmurés en les écrivant. La première fois, mais n’y en aurait il qu’une ? La vie ne serait – elle pas une succession de premières fois ?
Alors ? Rendez- vous la prochaine fois, nous vivrons, Toi et Moi notre première fois…
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