PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHALUT TOI LE VISITEUR
SOIS LE BIENVENUE
DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET

CHATLUT VOUS TOUS !
A Johnny Hallyday…Par Cooki !
En premier lieu, je veux rendre à Johnny ce qui lui appartient, son talent, son sens évident du rythme, sa présence en scène et également sa voix et ses interprétations magnifiques de certains grands standards de la chanson francophone. Pardon, Ami lecteur, pardon à toi Johnny, si les propos qui suivent heurtent ou interpellent. Le rocker souffre, j'en suis désolé, pour lui et les siens.
Mes souhaits de prompt rétablissement, évidemment, vont vers toi, star incontestée depuis longtemps. Mais une fois rétabli, tu t'envoles vers Gstaad pour fêter Noël en famille…Tant mieux, il faut aussi des gens heureux et c'est très bien ainsi…Tu auras sans doute inquiété tes fans, c'est la rançon de ta gloire…
Nous, chez l'abbé Pierre, Gstaad on ne connait pas, et l'Amérique, on ne la voit pas même en rêve ! Sur scène, nous ne pourrons jamais venir te voir. Rapport au prix des places.
Nous chez Emmaüs, on est en pleine réinsertion, et nous bossons comme des damnés, pour survivre et aider, aider sans cesse et avancer. Sur scène, nous ne pourrons jamais venir te voir. Rapport au prix des places.
Nous aux Restos, nous sommes tous des "enfoirés" , et le pote Coluche, on s'en souvient comme d'un grand frère. Pour vivoter, nous faisons la queue et attendons honteusement notre tour. Sur scène, nous ne pourrons jamais venir te voir. Rapport au prix des places.
Alors vois – tu Johnny, nous, nous souffrons en silence, dans la discrétion et l'humilité. Nous ne souhaitons qu'une seule et unique chose, ton rétablissement. Mais sois vite en forme, car les journalistes de tous bords, voulant faire du papier à tous prix, pour faire du fric, racontent trop souvent n'importe quoi. Et les médias, bientôt ne parleront plus que de toi. Comme si tu étais le seul au monde à souffrir et te battre contre ta santé déficiente.
C'est dommageable à bien des égards, nos oreilles bientôt n'écouterons plus, n'entendrons plus rien après le seul énoncé de ton nom. Alors, à ton prochain concert, pense à nous, le temps d'une chanson, quelques minutes, pour partager avec nous, nos espoirs. Alors courage Rocker ! Bien à toi.
CHALEUREUSEMENT VOTRE.
COOKI.

A SAVOIR que désormais, tu peux tout changer, tout chambouler, et réussir à embellir ta vie. Au fond de toi-même, existent force et volonté, cette ténacité et cet immense pouvoir. Cette faculté
réside en un coin caché de ton être, cherche bien, tu vas trouver. C'est certain. Puise au repli dissimulé cette hardiesse qui est tienne, nul autre que toi ne saura la découvrir.
A savoir que désormais, il te faut du temps et une pincée d'envie. Laisse mijoter, tout en surveillant, et au moment crucial, à l'instant " T ", tu fonces. Les premiers sentiments ne sont qu'inquiétude, désarroi, crainte ou appréhension.
La peur même peut te vriller les tripes, mais les instants de bonheur prennent place, et peu à peu, tu te rends compte du bienfait de ta décision. Une certaine plénitude t'habite, et ta force s'enveloppe de grandeur et de robustesse. Energie positive, source de sourire et d'offrande, mine de soleil, d'Amour et d'Amitié. Source de vie.
A savoir que désormais, tu es condamné à avancer sur ce chemin, point de retour sur le passé, si ce n'est les souvenirs qu'en toi tu veux garder et faire danser. Nul regret, ton âme se réchauffe, ton corps se meut en une gracieuse harmonie, en phase avec ta conscience et ta personnalité, tu te sens comme allégé de ces souffrances oubliées. Celles de ce temps déjà lointain où tu n'étais pas tout à fait toi-même.
A savoir que désormais, tu ne te reconnais pas, mais tu n'a plus à te chercher, tu es là, en toi. Tu vois, avec un peu de courage et d'abnégation tu réussis à te trouver. La lumière jaillit en une source vive et intarissable, et tu projettes autour de toi ces étoiles de nouvelle existence. Tu donnes aux autres une image changée, mais, n'oublie plus jamais, tu es enfin toi.
A savoir que désormais, tu rayonnes de bonheur, tu danses et chantes à la vie.
Tes joues, rosies de tant de plaisir, se remplissent. Tes désirs volent au
vent de l'avenir, tu projettes déjà tant et tant que tu ne sais si le monde sera assez grand pour contenir ce vécu qui te tends les bras. Seul le destin peut changer le cours des choses, prends
le en main lui aussi ! Tu vois, finalement le bonheur c'est si simple, de l'attraper, de le faire sien pour mieux le partager. Tout ceci grâce à T O I, à ta force intérieure.
Accoudé à la machine à café, tu rêvasses, lampant peu à peu ce breuvage chaud, erzats soit disant Colombien et censé te réveiller. Ton esprit vagabonde et
s'éloigne de ton lieu de travail, provoquant souvent la colère de tes supérieurs, attendant de toi, c'est le minimum, une simple justification de la nécessité de ton poste. Par définition, tu es
un rêveur, c'est d'ailleurs le surnom qui te colle à la peau depuis ta naissance :
" Le rêveur " !
Accoudé à la machine, tes yeux transpercent ces murs, le cerveau en ébullition, tu voyages au-delà du temps, au-delà des êtres qui t'entourent et cherchent en vain à te saisir, à mieux t'appréhender. Nul ne te connaît réellement, pas même au sein du cercle familial, personne ne découvre le fond de ta personnalité, d'ailleurs tu n'aides jamais sur ce point. La tête dans les nuages, tu vis en une autre dimension.
Accoudé à la machine, tes souvenirs font surface et t'engloutissent en une marée plaisante mais terrifiante tant son déferlement t'ébranle. Tes parents tentent de comprendre, cherchent à t'aider. Des années durant ils t'accompagnent, chaque semaine, chez le psychologue qui veut te ramener à la réalité. Tu cherches à expliquer que le rêve, en toi, est nécessaire, que tu te sens bien ainsi, et qu'il est ton moteur de vie. Pourtant, dans le monde qui t'entoure, chacun s'accorde à croire que cet état n'est en rien constructif. Pour toi, c'est l'inverse.
Accoudé à la machine, tes errements t'entrainent, toujours plus loin, toujours plus haut, vers des sommets jamais atteints, des rivages inexplorés, des forêts inexploitées. Tu respires l'air de tes méditations, aspires à la plénitude et à la quiétude de l'instant divin, où bercer de tes rêves, tu les pénètres, pour les vivre plus intensément.
Accoudé à la machine, tu recherches la paix intérieure, celle qui apaise tes équipées chimériques, efface tes souffrances, et t'aide à vivre tout simplement.
La voix de la sagesse s'impose à toi, tu dois cesser cet état, mais tu voyages, solitaire, abandonné et homme désarçonné par tant d'incapacité des autres à admettre ta vérité.
Accoudé à la machine à café, tu rêvasses, le liquide est froid, tu l'avales d'une gorgée, t'en retournes à ton bureau, et te plonges dans tes dossiers. Il te faut bosser dur pour rattraper ces cinq minutes de rêves que tu viens de t'offrir, car demain au tribunal, tu plaides la défense d'un voleur qui rêve d'une vie meilleure. Tu ne veux pas louper ta plaidoirie, tu ne veux pas que les jurés lui volent tous ses rêves et sa vie. Tu veux leur faire comprendre que le rêve, n'est pas un crime. Mais, hors de la légalité, le rêve se tait, s'estompe, et se meurt…
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