PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHALUT TOI LE VISITEUR
SOIS LE BIENVENUE
DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
CHATLUT VOUS TOUS…
Voilà que ça l'a reprend la petiote. Et vas y que je ronronne, et viens que je te cajole, et un coup de langue par ci, un autre par là. Enfin, la tendresse c'est important, c'est une richesse. Mais parfois, ça peut devenir fatiguant, surtout lorsque je veux me concentrer pour t'offrir ma chronique…
Car, cette fois –ci, tu vois, les idées se bousculent dans ma tête. D'abord les
problèmes du réchauffement climatique. Les grands de ce monde se réunissent à COPENHAGUE…A noter, que privés de cours " D'HISTOIRE et GEO " bientôt nos jeunes scientifiques ne sauront pas que
cette ville se trouve au Danemark, mais là est encore un autre sujet. Combiens savent ce qu'est la Loire et où prend –elle sa source ? Ce sommet de Copenhague, accouchera sans doute d'une souris,
et si ce n'est pas une histoire de gros sous, moi la souris, je veux bien la prendre en pension à la maison…Je m'en lèche déjà les babines…Tu vois un peu le repas de Noël pour nous. Saumon fumée,
souris des villes sur canapé, mulots aux marrons…Arrêtons de rêver, la crise est là !
Moins important pour les sénateurs et d'avantage pour les travailleurs : Le Sénat vote la fiscalisation des indemnités pour
accidents du travail. Pense un peu au mec qui rentre chez
lui, après deux mois d'hosto, avec une jambe en moins suite à une chute de la grue du chantier, et qu'il trouve comme cadeau sa feuille d'impôts avec ça le gugusse y va y aller au bureau de vote.
Si c'est pas pour tout casser, nous aurons de la chance. !
D'autant que notre " président " vous avait promis d'être le représentant de votre pouvoir d'achat, dans le cas présent la question se pose : Pourquoi notre pouvoir se casse – t'il lamentablement la figure alors que l'empereur reste debout ? Tu remarqueras au passage que j'ai dit votre pouvoir, vous avait promis…Moi j'suis clean, au moins sur ce coup là, j'ai pas voté pour lui. Tu vas me rétorquer que ma candidate était dans les choux, t'as raison, j'ma gouré ! Alors fallait s'abstenir ou voter blanc…Merde, m'v'là rendu au débat sur l'identité nationale…Beaucoup pour un chat de mon espèce…Chat européen, et là je hurle à la face des politiques ma fierté…Ah si ADAM et EVE avait eu une couleur différente…Hein, tu parles de DIEU, laisse le tranquille lui, ses soucis sont bien plus importants en ce moment. Il cherche un meublé en plein centre ville pour la prochaine naissance de son fils, et il court les agences immobilières. Hé oui, mon pote, les agriculteurs en faillites n'ont plus ni grange ni étable à offrir. Alors tu te doutes bien, que pour l'instant il n'a guère de temps à consacrer à tes menus problèmes de terrien…
CHATLEUREUSEMENT VOTRE.
CHATLUT VOUS TOUS,
Personne ne saura jamais, si la phrase assassine du célèbre sénile et richissime pierrot porte une réelle responsabilité de la baisse des dons lors de ce 23ième Téléthon. De mon côté, j'ai entendu une autre phrase qui devrait être autant relayée par les médias, c'est celle de Monsieur Laurent BAFFIE : " Dons en dessous de l'an dernier, Pierre BERGE n'a qu'à faire le chèque de la différence " ! Merci Laurent d'avoir dit haut ce que certains pensent et souhaitons que les " journaleux " de tous bords soit au rendez – vous de l'écoute, et de la transmission…
Au centre de réception des appels, l'enthousiasme est présent. Les piles de promesses s'empilent, à droite celles à renseigner, à gauche celles à acheminer. Je remplis soigneusement les formulaires, pas en écriture de chat, non. Avec le plus beau graphisme, inutile de provoquer des erreurs. Le centre fourmille de monde, chacun sa tâche, aucune énergie gâchée, l'organisation est sans faille…
Les sonneries des téléphones placés sur les tables crépitent, mais nous sommes inquiets. Certains parlent des causes de la crise et de l'influence des difficultés des gens…Malgré les promesses d'un ex candidat, élu depuis, le pouvoir d'achat semble en berne. Dommage, la recherche est freinée, des essais annulés. Ce qui me chagrine le plus, c'est la déception des familles et les lueurs d'espoir dans les yeux des malades non véritablement récompensés. En bref, rendez – vous l'an prochain, nous ferons mieux encore. Mais le point positif de l'histoire, c'est tout de même la somme colossale de dons récoltés grâce à notre générosité, et ça c'est formidable de savoir tout ce qui va encore se faire par le biais de la solidarité…
Tard dans la nuit, mes potes chats venus me prêter pattes fortes semblent déçus par ce résultat, je les réconforte, et vibrisses au vent nous envisageons déjà les actions pour décembre prochain. Cette fois, nous irons sur le terrain, sensibiliser d'avantage encore tous les matous de l'hexagone…
CHALEUREUSEMENT VOTRE.
CHALUT VOUS TOUS.
Tranquillement installé à ma table favorite de ce restaurant renommé, je découvre le nouveau menu proposé par le chef. Les vibrisses en éveils et le nez au vent, les senteurs de cuisine me
parviennent de manières plus qu'agréables. Noms de plats évocateurs couchés sur parchemin, couverts argent et nappe tissu, c'est la classe. La commande passée, sirotant l'apéro du patron, j'ai
l'esprit vagabond.
L'attente dure plus que de coutume et là je m'inquiète. Dans la salle il y a pourtant peu de monde, j'entends le brouhaha du personnel. Une odeur de révolte semblerait se dessiner et flotte dans l'air un parfum de revendication. Je comprends les explications du serveur, la baisse de " T.V.A. " ne profite pas aux employés de l'établissement et voilà le pourquoi de ces longues discussions. Mais une augmentation de salaire n'est pas la requête de ces travailleurs et sur ce point, le serveur se fait plus que discret. Impossible de l'entendre m'avouer l'objet de leurs désirs, ses lèvres me glissent simplement à l'oreille le principe d'une noble cause. Et il s'excuse de cette attente qui s'éternise et ne prendra fin qu'après satisfaction de leurs récriminations.
A l'instant, où je me questionne sur le choix de l'attitude à adopter, le serveur apparaît, sourire aux lèvres, déposant devant moi, mon plat fumant et odorant.
Je me régale par avance de ces " Habitants des mers sur lit de goémon ", et débute enfin ma dégustation. Le goût iodé de ce poisson, le parfum de ces algues me ravissent, le palais en fête je me laisse aller à un bienfait évident.
Une camionnette se range sur le trottoir de l'auberge, et un ballet bien étrange se met en place. Tous les employés aidés par le patron, vont de la cuisine au véhicule, transportant gamelles, plats et récipients, d'où s'échappent des odeurs à faire pâlir plus d'un chef cuisinier.
C'est au moment de l'addition que je trouve l'explication écrite sur une petite carte à l'effigie du restaurant : " Amis clients, la baisse de T.V.A. n'apparaît ni sur vos notes, ni sur les bulletins de salaires de nos employés. A leurs demandes, elle sert à la confection de plats offerts gracieusement aux nécessiteux du quartier. En déjeunant ici, vous avez contribué au plaisir de ces gens là " !
Il ne me reste qu'à dire bravo pour cette initiative, puisse t'elle s'étendre ailleurs en France, et que cesse, un jour cette honte qui existe encore…la faim à nos portes…Sans partage, nous ne sommes rien, et ne seront jamais rien.
CHATLEUREUSEMENT VOTRE.
CHATLUT VOUS TOUS.
Cosaque présente les billets tandis que Rumba s'impatiente. Elle trépigne de bonheur et regarde aux travers des grilles le spectacle de cette foule compacte et bigarrée. La fanfare fait entendre
ses instruments, elle précède les chars animés d'humains déguisés et déjà la ch'tiote reconnait les personnages des films longuement regardés à la maison…
Les pétards claquent dans les allées, les gosses hurlent, certains de joies, d'autres d'émotions et quelques un de peur. Minnie et Mickey s'embrassent, Donald lance un clin d'œil complice à Daisy tout en surveillant les neveux qui jouent avec Plutôt. La belle au bois s'endort, et Blanche neige cherche Bambi. Je suis presque de marbre face à cet étalement de personnages mythiques, je dois avoir passé l'âge. A moins que d'autres préoccupations ne me trottent dans la tête…
Les magasins déversent leurs flots de touristes qui, les bras chargés de paquets, sautent d'une boutique à l'autre. Les cartes bleues chauffent, les souvenirs s'empilent aux mêmes rythmes que les photos prisent par millions…Demain, il me faudra chasser de mon esprit toute cette mascarade, certes elle rend les enfants joyeux et leurs parents heureux, mais je reste amère face à cet exorbitant déploiement de force commerciale…
Il est six heures du matin et Cosaque tente de me tirer du lit, nous sommes rentrés tard hier de cette escapade chimérique, et j'ai mal aux coussinets d'avoir tant marché ! Une bonne douche, quelques croquettes et hop, me voilà en grande forme. Remarque ami lecteur, pour ce jour qui vient, la forme doit – être au rendez – vous, surtout morale, d'ailleurs. En effet, je vais découvrir un autre aspect de la vie, l'envers du décor en quelque sorte. A cette pensée, mon cœur se serre, vais – je pouvoir affronter, en toute efficacité ce monde si nouveau pour moi ? Comment faire pour ne pas froisser, ne pas humilier d'avantage mes interlocuteurs. Certes, j'ai suivi une formation poussée bien que courte, mais comment réussir à aider sans rabaisser, à considérer sans dédaigner, à donner sans scruter pour ne pas gêner ?
Aujourd'hui, en effet, c'est mon premier jour de bénévolat aux " Restos du cœur "
!
CHATLEUREUSEMENT VOTRE
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