PENSEE DU MOMENT !

Un type qui pense qu’il est arrivé,

c’est qu’il n’allait pas loin.

  JEAN CARMET


Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 00:51

CHALUT VOUS TOUS.

 

L’heure matinale où la nature s’éveille est un ravissement, moments de pur et intense bonheur, de joie  extrême. Seul le chant des oiseaux agrémente cette quiétude estivale.


Du rebord de la fenêtre située au 1ier étage, je scrute et observe la campagne ensoleillée. L’envie de sauter me tenaille, seule l’appréhension de l’inconnu me fait hésiter. Voilà trois jours que mes réflexions et mon imagination m’entraînent vers cette liberté…qu’il me tarde de découvrir…J’appréhende aussi cet instant.

Alors, en ce matin calme, je franchis le seuil de l’interdit, je me lance dans le vide. Réception digne d’un sauteur à la perche, course effrénée dans l’herbe, jeux divers avec des congénères du quartier, chasse aux oiseaux. Ivre de cette indépendance, j’en oublie les heures qui filent, la fatigue et… mes maîtres. Un creux dans un tronc d’arbre accueille mon corps fatigué par tant d’activité et je m’endors, insouciant, étranger à l’inquiétude de Mamouchka et Cosaque. Le cœur léger malgré une pensée émue pour eux.


Une goutte d’eau me chatouille le museau, je m’éveille, m’étire et me rend soudain compte qu’il pleut à torrent, les éclairs illuminent le ciel, le tonnerre gronde. Mon pelage trempé colle à ma peau, je grelotte, j’ai froid…Je risque un œil au dehors de ma tanière improvisée et ne reconnais rien. Le vent souffle, je me dirige vers un hangar, mais repars aux sons de féroces aboiements…Je sens la solitude m’envahir, sorte de détresse, sentiment sournois. Pas âme qui vive pour m’indiquer le chemin du retour, car évidemment je ne sais pas reconnaître ma route ! La nuit, tous les chats sont gris, et tous les chemins se ressemblent...

Après des heures de recherche, me voici au bout d’une allée qui pourrait bien ressembler à celle ou habitent mes maîtres. Ah MAMOUCHKA, COSAQUE, mon fauteuil, ma gamelle, mes coins favoris !!!

Oui, c’est bien là ! J’en miaule de joie, et pour qu’ils entendent je miaule encore et toujours plus fort. J’entends Cosaque s’écrier : « C’est COOKI, il est revenu ! ».
Instants des retrouvailles émues, bonheur de rentrer chez soi, plaisir de retrouver ses petites habitudes.

Désormais, la fenêtre peut bien rester grande ouverte, ma première expérience de « chat fugueur » ne m’entraine pas à repartir, du moins pas tout de suite !!!


CHALEUREUSEMENT VOTRE

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COOKI - Communauté : Les chroniques de la meute
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