PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
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PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
Photos anonyme web.
A MON FILS…
Du haut de tes bientôt vingt quatre ans, tu jauges, juges et condamnes. Tu vis tes certitudes et n’en démords que fort rarement. Tu détiens LA vérité, sans imaginer un seul instant, que d’autres détiennent également la leur !
Tu formules à mon encontre tous les reproches de la terre : Mauvais père, piètre copain ne sachant ni éduquer, ni aider et encore moins aimer…Toutes ces opinions qui blessent et qui détruisent. Mais si ta mémoire est sélective, saches que la mienne peut l’être tout autant…En un tout autre sens, et significations diverses.
Simplement te dire, mon fils, que j’ai appris à être père, comme tout le monde, à l’école de la vie que tu ne fais que découvrir. Que j’ai tendu cette main, à laquelle tu t’es cramponné parfois…Pour ne pas dire souvent…Que j’ai souffert, ris, espéré et vécu par toi…Tout ce que j’ai entrepris, réussi et attendu c’était et restera à jamais en très grande partie pour toi…
Tu ne peux et ne dois pas douter de cet amour paternel qui me vrille le cœur à l’en faire éclater. De joie à la moindre bonne nouvelle ou de tristesse au moindre faux pas…Ce sentiment qui sans cesse me fait te tendre encore et toujours cette main de père que je suis.
J’occulte volontairement ces instants, pourtant inoubliables, délicats et parfois difficiles de ta vie qui t’on conduit sur le chemin de l’enfance à l’homme, dans ta souffrance et celle des tiens. Je ne retiendrai de cette vie commune que les rayons de soleil, les rires, les chants et les instants magiques. Ta première dent ou rentrée scolaire, tes premiers pas, ton premier amour. Je garderai au plus profond de moi ces instants de bonheur suprême rangés au tiroir des souvenirs…Même si tu ne veux plus jamais les partager…
Une fois encore, je crierai je T’aime, sans honte et avec bonheur, même si tu ne veux l’entendre…En te souhaitant, du plus profond de mon âme, le plus grand bonheur qui soit avec cet enfant à naitre...Et porteur d' ESPOIR !
BIEN A TOI…
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Tu as bien fait de me permettre de lire cette lettre plein d'amour d'un père à son fils. Il est vrai que parfois nos enfants nous reprochent nos manques, nos faiblesses en tant que parents et je reconnais que ça fait mal, même très mal; nous ne pouvons revenir en arrière.
Même si nous leur demandons pardon, personnellement, j'ai toujours ce regret d'avoir mal agi, à certaines occasions. J'essaie de relativiser, en me disant que personne n'est parfait, ça atténue un peu, mais ces manques reviennent, heureusement qu'il y a des jours plus légers,
Je peux même dire, que c'est uniquement mon fils qui m'a fait connaître l'amour véritable d'une mère à son enfant, l'amour inconditionnel.
Voilà , mon com' en réponse à cette lettre très touchante ! Merci de m'avoir fait partager ce cri du coeur, d'un père à son fils.
Bonne soirée !
Marie
Mais parfois, lorsqu'il y a abandon par ses propres progénitures, c'est encore mois évident..
Ce que tu as perçu chez moi dans mon graphisme par exemple correspond tout à fait à la réalité, immense détresse, oui, lutte intérieure très intense, oui . Les tourbillons engendrant une spirale de questions ... oui !
Merci de tout mon coeur pour tes mots sur l'Amour entre ma mamn et moi, les textes qui m'ont éta offerts, et ton soutien qui m'a beaucoup touchée . Gros bisous .
Liza
Certains disent "laissez-les donc vivre leurs échecs eux-même" ! Je ne le peux pas ! Je considère comme un devoir de transmettre le peu que je sais, mais ce n'est pas de son goût non plus !
Alors, la question qui reste posée est "A quel moment tout cela cesse-il' ! J'ai un peu peur de connaître la réponse !!!
A bientôt
Et il risque fort que qu'elle fusionne avec cette notion de " trop tard ". A nous de lutter pour vivre avec....Bien à toi.
Enfin... je me console comme ça, n'espérant qu'une chose: que je leur ai appris le goût au bonheur :)
Le but du vivant n'est-il pas de mourir? C'est ce qu'on doit accepter, en toute humilité... enfin je pense.
La mort n'est pas triste, c'est une partie du processus; même si on n'y comprend rien.
Amitié.
En effet, tu as raison, mieux vaut tard que jamais....Mais quand même...
Amitiés.
Bonne journée et surtout courage à toi pour ton mémoire...
Maintenant, je ne discute plus, je dis juste que je les aime, et que je serai là pour eux, mais qu'avec l'âge, la fatigue... je n'ai plus ni l'envie ni l'énergie pour des affrontements ou des attaques que je trouve injustes.
Il n'y a pas d'école des parents comme tu dis, mais j'ai toujours suivi ma ligne droite, c'est-à-dire ma ligne d'amour, et je sais que sans ce que j'éprouvais pour eux, sans doute ma vie aurait été autre et peut-être meilleure...
Je sais aussi que quand ils seront parents à leur tour, ils comprendront.
En attendant, que de temps gaché et d'amour éparpillé...
A bientôt
Il est normal que le fils s’oppose au père. Il faut détruire pour se construire. Il faut se planter dans la terre pour les fruits soient à soi.
C’est l’âge qui avance dans la vie, cognant les berges, qui blesse comme se blesse.
Les mots, éclaboussures de rebellions, s’apaiseront dans la tranquillité des eaux calmes. Ils deviendront paroles de respect, de tendresse, d’amour… Pour, plus tard, être de chagrin, de nostalgie, de remerciements, d’admiration…
La roue du moulin tourne toujours dans le même sens ! Amitiés. Loic
Bonne soirée
Mon coeur de père se retrouve très bien dans ce texte. Merci. François
Mais qu'est-ce qui vous arrive tous avec vos fils?