PENSEE DU MOMENT !

Un type qui pense qu’il est arrivé,

c’est qu’il n’allait pas loin.

  JEAN CARMET


Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 10:55

BIEN L’BONSOIR

 

A croire que les ondes négatives peuvent être ressenties par l’humain, comme chez les animaux fuyant peu avant une catastrophe naturelle. Pour preuve, un fait réel et bien néfaste qui pourrit ta vie tant que tu n’as pas résolue l’énigme du pourquoi un tel mal être en un lieu précis !

 

A croire que lors d’un déménagement datant de plusieurs années, te revenant en mémoire et provoquant chez toi une gêne, un sentiment d’oppression face à ce souvenir fugace te mettant mal à l’aise…Tu cherches la maison de tes rêves, après quelques mois de recherches intensives, tu trouves ce que tu penses être l’endroit « idéal ». Tu emménages, bricoles, refais peintures et papiers, bref tu façonnes ton « chez nous » à l’image du bonheur. Avec une immense joie, tu prépares la chambre de l’enfant à naître, tu es chez toi, mais un sentiment bizarre t’envahit, jusqu’à te réveiller la nuit. Quand tu traverses le jardin, tu n’es jamais tranquille, regardant de droite et de gauche, et plus souvent derrière toi, comme si l’on t’épiait, te traquait. Tu ne sais pas, mais tu ressens une angoisse indescriptible, ce mal être qui te poursuit et envenime peu à peu tes pensées, sournoisement il s’installe et ne te quitte plus !

 

A croire que cet état de fait, te trouble tant et tant que tu finis par t’en ouvrir aux tiens, tu en parles comme pour exorciser ce malaise si tenace. Rien n’y fait, ce sentiment subsiste et grandit en toi, chaque jour un peu plus fort et puissant. Tes activités s’en ressentent, tu perds le sommeil, ton appétit disparait, tu ne deviens plus que l’ombre de toi-même ! L’enfant à naître s’annonce, et tu ne sens pas cette indicible joie comme au jour de l’annonce de l’évènement…Les tiens ne comprennent pas tout à fait, ils s’inquiètent et se questionnent sur ton état de santé mentale ! Tu as beau chercher, tu ne comprends rien à ce qui se passe en toi et pourtant ce mal être grandit toujours…

 

A croire que lorsque tu en parles avec les voisins, ceux-ci ne sont pas surpris mais cherchent à esquiver les réponses, éludant tes questions. Finalement, aux détours de nombreuses conversations et d’insistantes questions, l’un d’entre eux explique. Le précédent propriétaire, mari trompé et jaloux, est rentré un jour à l’improviste et trouvant sa femme dans la couche conjugale avec son amant, a tué, d’un coup de fusil, chacun des amoureux, et les a mit en terre, là dans le jardin…Se constituant prisonnier quelques temps après, il avoue ses crimes et indique l’endroit où se trouvent les corps…

 

A croire que ce malaise aurait pu disparaitre à la connaissance des faits, tu n’as retrouvé calme, sérénité et tranquillité, qu’après avoir déménagé et quitté ce lieu que tu croyais celui du bonheur !  Vingt ans après, ce souvenir te met toujours aussi mal à l’aise…

Publié dans : LES CHRONIQUES DE COSAQUE - Communauté : points de suspension
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