PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
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DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
Ton éphémère gloire, t'as fait découvrir studios de radios et télés, une des journaux et classement aux hits parades du moment. Grand gagnant de nombreux prix de la chanson Francophone, ta célébrité t'as fait voyager aux quatre coins du pays et d'ailleurs, sur ton passage, les filles se pâmaient, les garçons t'enviaient, et les fans s'arrachaient le moindre objet t'appartenant…
Ton éphémère gloire, t'as procuré l'illusoire puissance du fric, les chimériques impressions d'amitiés partagées, les fausses rumeurs, les filles faciles, les soirées sans fins, les nuits d'ivresse, l'alcool à flots, le tabac à outrance, les grands restaurants et l'insouciance de ta jeunesse vivait à son paroxysme.
Ton éphémère gloire t'as fait oublier ta famille, tes véritables copains et amis, ta vie. Tu n'avais d'yeux que pour ta " princesse en blue jean ". La chandelle brûlait par les deux bouts, ta vie de bâtons de chaises se passait à cent à l'heure, sans trop de sommeil, accompagnée par les fantômes de tes succès nombreux mais fragiles et trop souvent fugaces.
Ton éphémère gloire ne t'a pas laissé le temps de construire ta vie d'homme. Ces fugitives années de notoriété, s'enfuyant peu à peu malgré toi et " au clair d'une femme " ne t'ont laissé que d'amers souvenirs, que d'acerbes regrets. Peu à peu, tu ne devenais plus que l'ombre d'un artiste à la dérive, nageant dans le désarroi, oublié du public, sombrant en dépression chronique.
Ton éphémère gloire a changé ton caractère, et tu vivais au passé, craignant tout de l'avenir. La traversée du désert durait depuis fort longtemps, la maladie gagnait et tu refusais soins, surveillance et prudence qui t'auraient permis de vivre. Sorte d'autodestruction, inconsciente mais inexorable.
Ton éphémère gloire, au jour de ton départ vers l'au-delà, a conduit un journaliste à griffonner quatre lignes en cinquième page du journal régional. Et toi, le chanteur adulé un temps, pour ton dernier voyage, je t'ai trouvé bien esseulé, déjà oublié. Succès gommés, triomphe effacé, amis dispersés, voix brisée…Parfois, je pense à toi, moi le pote de tes jours sombres, lorsque je tentai d'insuffler à ta vie quelque espoir, quelques pensées positives, quelques perspectives de scènes, mais en vain !
Ton éphémère gloire ne te propulse plus en avant, elle t'a précipité au rang des laisser pour compte, des ignorés désormais presque insignifiants…Nous ne sommes sans doute plus nombreux à fredonner tes chansons et revivre en mémoire tes spectacles. Tu m'as souvent confié que tu as loupé une partie de ta vie d'artiste et complètement manqué et raté ta vie d'homme, et c'est, à mes yeux, plus grave encore !
NOUS NOUS REVERRONS...
PAR THIERRY LE LURON
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si vous y tenez autant que moi
Prenons rendez-vous
Un jour n'importe où
Je promets qui j'y serait sans faute
A Noël comme à la Pentecôte
En Laponie ou à Tombouktou
Plus on est de fous
Plus on rit de tout
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
J'y tiens beaucoup
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Le monde est petit profitons-en
Si votre chemin
Passe par le mien
Ma roulotte croisera la vôtre
Comme il ne faut pas tenter le diable
En disant à la prochaine fois
Faites comme moi
En croisant les doigts
Ou si vous trouvez ça préférable
Touchons du bois
Le hasard souvent fait bien les choses
Surtout quand on peut l'aider un peu
Une étoile passe, et je fais un vœu
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si Dieu le veut.
Paroles et musique: Charles Aznavour, 1976
Le coq et la pendule
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Tous les goûts sont dans la nature...
D'ailleurs ce coq avait bon goût
Car la pendule était fort belle
Et son tictac si doux si doux
Que le temps ne pensait surtout
Qu'à passer son temps auprès d'elle
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
De l'aube jusqu'au crépuscule
Et même la nuit comme un hibou
L'amour le rendant coqtambule
Des cocoricos plein le cou
Le coq rêvait à sa pendule
Du Poitou
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Ca faisait des conciliabules
Chez les cocottes en courroux
"Qu'est-ce que c'est que ce coq, ce cocktail
Ce drôle d'oiseau, ce vieux coucou
Qui nous méprise et qui ne nous
Donne jamais un petit coup dans l'aile ?"
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Ah, mesdames, vous parlez d'un jules !
Le voila qui chante à genoux
"O ma pendule je t'adore
Ah ! laisse-moi te faire la cour
Tu es ma poule aux heures d'or
Mon amour"
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Il est temps de venir à bout
De cette fable ridicule
De cette crête à testicules
Qui chante l'aurore à minuit
Il avance ou bien je recule
Se disait notre horlogerie
Qui trottinait sur son cadran
Du bout de ses talons aiguille
En écoutant son don juan
Lui seriner sa séguedille
Pour imaginer son trépas
Point n'est besoin d'être devin
La pendule sonne l'heure du repas
Coq au vin
Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule...
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