PENSEE DU MOMENT !
Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
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DANS LE MONDE DE COOKI,
LE CHAT CHRONIQUEUR
PHOTO COSAQUE 06/2008

Un type qui pense qu’il est arrivé,
c’est qu’il n’allait pas loin.
JEAN CARMET
Il y avait un jardin
MOUSTAKI Georges
C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin
Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu
Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.
Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom.
Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.
Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.
Restons amants
Qu'un jour les choses le temps pas rose
Les événements nous imposent
La fin des sentiments
Qu'un jour se suivent les invectives
Les égarements la dérive
Chacun séparément
Quoi qu'il arrive restons amants
Restons amants des hôtels sombres
Des rendez-vous dissimulés
Où vont s'entrelacer les ombres
Aux dangers mélangées
Restons amants des plages vides
Où novembre aimait nous jeter
Laissons frémir aux vents avides
Les lèvres dérobées
Même si les gares si les regards
Indifféremment nous séparent
De plus en plus souvent
Même si se tiennent ta main la mienne
Pour la fin des temps que nos vies deviennent
Celles de tous les gens
Quoi qu'il advienne restons amants
Restons amants des impatiences
Des minutes qui sont comptées
Des trésors de ruse et de science
Pour se retrouver
Restons amants des corps à corps
Des peaux qui savent où se trouver
Laissons les cœurs qui battent encore
L'un à l'autre mêlés
La petite mort
L'éternité...
LES COULEURS DU TEMPS
La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l'aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Etrange
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme et tout l'océan
Qui gronde
J'ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l'aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine
Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c'est
Surtout celle qu'on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D'aurore
Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde
Au clair de tes silences
Au clair de ses grand yeux,
Je n'irai plus dormir.
Au clair de ses grand yeux,
Je n'irai plus mourir.
Au clair de ses matins
Où dorment ses soleils,
Au clair de mon chagrin,
S'envole l'hirondelle.
Au clair de ses histoires,
Je n'existerai plus.
Au clair de sa mémoire,
Un jour, je m'suis perdu.
Mais ce qu'elle ne sait pas,
C'est que je l'aime encore.
Mais ce qu'elle n'entend pas,
C'est que je l'aime fort.
Au clair de ses silences,
J'ai brisé mon amour
Comme des vagues blanches
Sur des rochers trop lourds.
Comme un oiseau blessé
Qui a brisé ses ailes,
Je voudrais m'arrêter
Et éteindre le ciel,
Je voudrais m'allonger
Et tuer le soleil.
Au clair des jours qui passent,
Le temps pose ses heures
Et son sourire s'efface
Et j'ai le coeur qui pleure.
Aujourd'hui, je suis mort
Parce qu'elle, elle vit encore
Sans moi et qu'elle m'oublie
Au clair de chaque nuit
Et je la hais d'amour
Au plus profond de moi,
Et je l'aime toujours
Mais elle ne revient pas.
Mais ce qu'elle ne sait pas,
C'est que je l'aime encore.
Mais ce qu'elle n'entend pas,
C'est que je l'aime fort.
Au clair de ses silences,
J'ai brisé mon amour
Comme des vagues blanches
Sur des rochers trop lourds.
Comme un oiseau blessé
Qui a brisé ses ailes,
Je voudrais m'arrêter
Et éteindre le ciel,
Je voudrais m'allonger
Et tuer le soleil.
Je voudrais m'arrêter
Et éteindre le ciel,
Je voudrais m'allonger
Et tuer le soleil.
LA NOURRITURE DES ARTISTES SONT LES APPLAUDISSEMENTS
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