ECLATS DE VIVRE

A MONSIEUR LE PERCEPTEUR…

 

Lorsque qu’après avoir attendu 20 minutes malgré un rendez – vous précis, je suis arrivé dans ton bureau, tu m’as intimé l’ordre de m’assoir plus que tu ne m’y a invité ! Déjà coupable à tes yeux, il aurait sans doute été de bon ton que je me confonde en excuses. Tu plaisantes !

Tu as ressorti ton dossier, enfin mon dossier, tu as lu et relu ton dernier courrier, et occulté ma réponse.

Tu as rehaussé tes lunettes, tu t’es raclé la gorge et tout à coup tu t’es enfin animé.

J’ai bien faillit éclater de rire, car tu es devenu écarlate, gesticulant comme un pauvre bougre, et ne réussissant même plus à reprendre ton souffle.

Alors, paisiblement, j’ai sorti la copie de mon courrier explicatif, l’ai posé sur ton bureau, sans un mot. J’ai souri, attendant tes réactions. Et là, tu as soudain changé d’attitude, tu as retrouvé un semblant de calme, et lisant mon courrier, tu n’as cessé de balbutier : « Mais oui…bien évidemment…oui…c’est certain… », ponctuant tes mots par des hochements de tête significatifs. Tu as levé les yeux sur moi, et cherchant tes phrases tu as lissé ta barbe blanchâtre…

Tu t’es levé, et empoignant le guide des impôts, tu as marmonné bien des choses, et tu as voulu te lancer dans des explications techniques, ânonné des numéros de textes, d’articles et d’alinéas.

Alors, j’ai de nouveau souri, et t’es tendu la main en guise d’au revoir…Puis je t’ai donné un « R.I.B. » en disant clairement : « Le remboursement, vous le faites parvenir quand sur ce compte » ? J’ai tourné les talons sans écouter tes mots d’excuses.

En traversant l’avenue, j’ai aperçu une ambulance…Et soudain j’ai eu peur d’avoir mal agit. Mais non, le véhicule a poursuivit sa route. « Le ridicule ne tue plus » !

BIEN A TOI.

Dim 8 nov 2009 1 commentaire
Et paf le percepteur !!! le comble, j'ai un ami qui habite à LYON devant l'école des impôts... ça me fait rire, bises
mentale - le 29/06/2009 à 14h40